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Rots, pets et cie

par Wendy Haaf Rots, pets et cie

Dans un groupe d’enfants d’âge préscolaire, rien ne suscite davantage les rires qu’un rot tonitruant ou le mot « caca ». Toutefois, la souffrance que flatulences, diarrhée et constipation peuvent provoquer chez votre rejeton n’a rien d’une rigolade. Voici quelques indices permettant de mieux reconnaître ces problèmes digestifs, ainsi que des méthodes pour les soulager.

GAZ

Il est parfois difficile de savoir si les pleurs et les grimaces d’un bébé trop jeune pour parler sont attribuables à l’air emprisonné dans son ventre ou ses intestins, à moins, bien entendu, que des gaz intempestifs n’apaisent sa douleur. (Selon Richard Haber, directeur du centre de consultation pédiatrique de l’Hôpital de Montréal pour enfants et porte-parole de la Société canadienne de pédiatrie, si nombre de parents présument que les gaz provoquent les coliques, certains spécialistes croient que ces pleurs caractéristiques pourraient en réalité faire partie du développement normal du cerveau.) Si un bébé a tendance à ramener les genoux vers la poitrine, cela peut indiquer la présence de flatulences.

Évacuer l’air. Une petite mise à jour des techniques d’éructation pourrait ici rapporter gros. Si votre bébé boit au biberon (les bébés allaités avalent habituellement moins d’air), songez à agrandir le trou de la tétine afin que le lait s’écoule plus abondamment. « Cela pourrait réduire la quantité d’air envoyée dans l’intestin », estime M. Haber. Faire doucement « pédaler » les jambes du bébé pourrait également réduire la pression en faisant descendre l’air dans l’intestin. On peut essayer une potion contre les coliques ou les gouttes Ovol pour les flatulences occasionnelles. Selon M. Haber, bien qu’il n’y ait guère de preuve de l’efficacité de ces produits, ils semblent inoffensifs si on suit la posologie.

Facteurs alimentaires. Si les problèmes de gaz persistent après avoir essayé ces méthodes, consultez votre médecin. Si vous nourrissez votre bébé au biberon, votre médecin pourrait vous suggérer d’essayer un autre type de préparation lactée pour nourrissons. Sinon, vous devrez peut-être jouer au détective pour savoir si un aliment particulier (de votre alimentation, si vous allaitez, ou de celle de votre enfant, s’il mange des aliments solides) pourrait être en cause.

Habitudes alimentaires. Bien qu’un bambin puisse vous dire qu’il a mal au ventre, vous pourriez devoir creuser un peu pour en établir la cause (ne vous préoccupez pas des gaz qui n’affectent pas votre enfant; il est parfaitement normal d’avoir plusieurs dizaines de gaz par jour. Certains enfants sont, disons, plus effervescents que d’autres). Avis aux nouveaux parents, les bambins actifs sont reconnus pour manger comme des gloutons, ce qui nuit à la digestion. Les boissons gazeuses peuvent également emplir de gaz les petits bedons. Vous pouvez les aider à demeurer à l’abri des vents, pour ainsi dire, en favorisant une atmosphère détendue durant les repas, en rappelant à votre petite tornade de manger lentement et en évitant les boissons gazeuses (qu’on ne devrait jamais donner à des bambins de toute façon).

Sensibilités alimentaires. Si aucun de ces facteurs n’est en cause, un journal alimentaire pourrait contribuer à identifier ce qui provoque les flatulences. Certains enfants semblent réagir à des édulcorants particuliers, comme le sorbitol. D’autres ont peut-être de la difficulté à digérer les haricots ou certains féculents; dans ce cas, un produit en vente libre appelé Beano, qui contribue à décomposer les glucides complexes, pourrait être efficace. (L’intolérance alimentaire et l’excès de sucre peuvent également provoquer des gaz. Voir la section sur la diarrhée.)

Auxiliaires digestifs doux. Lorsque les flatulences ne sont liées à aucun aliment particulier, songez à essayer la tisane de camomille froide (sauf si des membres de votre famille sont allergiques à l’herbe à poux, très proche de la camomille). « La tisane de camomille est un carminatif, un terme qui désigne les produits végétaux qui peuvent contribuer à expulser les gaz », explique Jasmine Carino, professeure agrégée au collège de naturopathie du Canada à Toronto.

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